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Les jeunes salariés du BTP sont heureux de leur sort

Pourquoi chercher un emploi ailleurs que dans le BTP ? Les jeunes qui ont choisi cette voie en sont HEUREUX

Pour la première fois, une étude a été conduite auprès de 6000 jeunes, âgés de 16 à 21 ans, par la Fondation BTP Plus, avec l’appui de PROBTP, pour recueillir ce qu’ils ont à dire sur leurs conditions de vie. Et là, belle surprise (ou confirmation ?), les jeunes sont contents de leur sort et très fiers de leur métier. Sans doute faudrait-il qu’ils aient un peu plus souvent l’occasion d’échanger avec d’autres jeunes qui, eux, n’ont pas trouvé leur voie et la cherchent encore…

Fiers de leur métier

89 % des jeunes interrogés ont une bonne image du métier qu’ils exercent et le jugent très valorisant. Ce sentiment est partagé par tous les jeunes, quel que soit leur statut et leur corps d’Etat. Un petit tiers seulement constate que le plus dur dans l’exercice de leur métier est le froid et les conditions climatiques mais cette impression est surtout émise par les charpentiers (50 %) et les ouvriers et apprentis des entreprises de 11 à 50 salariés (48 %). 16 % seulement évoquent l’effort physique que leur profession exige et ce sont surtout les peintres qui le ressentent (34 %). En tout cas, ils sont bien décidés à rester « dans le métier » un bon bout de temps puisque près de 40 % envisagent de travailler dans le BTP pour plus de 15 ans.

Il faut dire que ces jeunes ont choisi très majoritairement leur voie (76,8 %) contrairement aux idées reçues et que seulement 12 % d’entre eux travaillent dans le secteur faute d’avoir trouvé autre chose. La plupart ont suivi un cursus scolaire les conduisant vers le BTP (41,5 %) mais une large part y sont venus par « connaissance » interposée 22,4 % par une personne de la famille ou un ami et 19,4 % par des parents déjà dans la branche.

Les jeunes qui sortent du système scolaire sans but et, dirons-nous, sans beaucoup d’espoirs, seront envieux de constater que la grande majorité des jeunes du BTP n’a jamais connu le chômage (71 %). Les jeunes de la branche sont particulièrement satisfaits d’avoir un emploi stable, d’avoir la possibilité d’évoluer techniquement et de se voir confier des responsabilités. 12 % d’entre eux songent même déjà à créer leur propre entreprise le plus vite possible.

Des conditions de vie pourtant modestes

Les finances des jeunes du BTP ne sont pourtant pas extraordinaires : La moitié des jeunes interrogés (qui sont très largement apprentis) perçoit moins de 800 € par mois et 37 % gagnent entre 800 € et 1300 €. 12 % dépassent ce montant. 71 % ne reçoivent aucune aide complémentaire, certains bénéficiant un peu du soutien parental (12,8 %) et d’autres de l’APL (11,5 %). De ce fait, se loger est un problème. 74 % ne peuvent pas assumer un loyer, quant à l’achat, ils n’y songent même pas si conscients qu’ils sont des difficultés à obtenir un prêt avec ces niveaux de revenus. Il leur est aussi difficile d’acheter une voiture (et pourtant, c’est la principale aspiration des apprentis), de partir en vacances ou tout simplement de faire face à des imprévus. Près la moitié des jeunes ont du mal à finir le mois, plus de 40 % n’ont pas suffisamment d’argent pour sortir, pour s’équiper en téléphonie ou même pour s’acheter des vêtements (34 %). On comprendra donc que la plupart d’entre eux demeurent chez leurs parents ou en famille (75,7 %) et que seuls 17 % louent un logement.

Nos jeunes ne fréquentent guère les professionnels de santé, se sentent en bonne forme et gardent bon moral même s’ils admettent être stressés, non pas par leur métier, mais par les examens qu’ils doivent passer. Mais en cela, ils ne différent pas de tous les autres. Ils sont un bon tiers quand même à s’inquiéter pour leur avenir, notamment à cause de leurs finances. Ces soucis semblent quelque peu atténués par d’autres avantages à commencer par le travail en équipe. 52 % des jeunes ne se sentent jamais seuls ni dans leur vie professionnelle, ni dans leur vie personnelle. D’ailleurs, nos jeunes du BTP aspirent à s’épanouir dans une vie familiale et ils sont nombreux à désirer une vie de couple et des enfants, bien plus que ceux qui aimeraient avoir un meilleur emploi.

Bref, qu’ils soient apprentis ou Etam, nos jeunes sont heureux dans leur vie professionnelle (respectivement 73 % et 70 %) comme dans leur vie personnelle. Contact CAPEB : 04 99 77 22 80


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Cyril PAGES

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