Travail détaché : la CAPEB débat sur France 2 le 22 mars

Travail détaché : la CAPEB débat sur France 2 le 22 mars

Elise Lucet enquête sur le travail détaché dans son émission CASH INVESTIGATION et invite la CAPEB au débat mardi 22 mars 2016 à 20h45 sur France 2.

Tous devant vos écrans, mardi soir prochain

pour l’émission d’Elise Lucet qui a enquêté une année pour ce reportage accablant sur les pratiques du travail détaché, quasiment comparable à un esclavage moderne.

Clairement ces pratiques scandaleuses sont dénoncées, ainsi que la fraude fiscale et sociale à l’échelle européenne pratiquée sans vergogne par les entreprises du CAC40.

Le reportage dure 1h10 et est suivi d’un débat de 50 minutes conduit par Elise Lucet avec Myriam EL KHOMRI, ministre du travail, Guillaume BALAS, député européen, originaire du Rhône et auteur d’un rapport sur le dumping social en Europe et enfin Thierry GRIMALDI, président de la CAPEB de la Haute-Loire pour les actions coup de poings qu’il a menées dans son département.

Les messages syndicaux sont bien passés, la ligne éditoriale du débat n’était pas de faire l’amalgame entre les grandes et les petites entreprises, qui sont présentées comme les autres victimes de ces procédures ultra-libérales. Nous espérons que cette émission contribuera à faire changer les choses et maintiendra la pression sur le Gouvernement français pour obtenir une révision ambitieuse et efficace de la directive européenne.

Synopsis de l’émission :

Vous connaissiez l’évasion fiscale ? Elise Lucet et les journalistes de Cash Investigation vont vous faire découvrir « l’évasion sociale » ou la délocalisation près de chez vous.

Originaires du Portugal, de Roumanie ou bien de Pologne, ils font le bonheur de nos entreprises du BTP ou de l’agroalimentaire car ils coûtent beaucoup moins cher que les salariés français. On les appelle les travailleurs détachés. Aujourd’hui, on en compte 230 000 sur le sol français..

Mais bien souvent ils ne seraient pas assez « low cost » pour certains patrons qui n’hésiteraient pas à frauder, imposant des salaires au rabais et des horaires de forçat, ou pire encore, qui ne les déclareraient pas. Il y aurait 300.000 détachés illégaux.

Les journalistes de Cash Investigation ont enquêté sur cette fraude qui coûterait à notre système de protection sociale près de 400 millions d’euros.

A Dunkerque, sur l’un des plus gros chantiers français piloté par EDF, Sophie Le Gall a recueilli des témoignages accablants, ceux d’ouvriers roumains, embauchés par un sous-traitant italien. Ils travaillaient plus de 56 heures par semaine pour un salaire inférieur au SMIC. Une pratique totalement illégale. Certains affirment même que leur employeur leur aurait demandé d’enfreindre les règles de sécurité au péril de leur vie.

Cash Investigation a aussi enquêté sur la multinationale du détachement frauduleux. Une agence d’intérim européenne du nom d’Atlanco. Parmi ses clients, des mastodontes comme le groupe Bouygues. Basée en Irlande, dirigée par un mystérieux homme d’affaires, Atlanco fournissait des intérimaires polonais ou portugais à des entreprises françaises et affirmait déclarer leurs cotisations à Chypre. En réalité ce sont des millions d’euros de cotisations sociales qui sont partis en fumée et des milliers de salariés qui ont été bernés.

Elise Lucet et l’équipe de Cash Investigation sont partis sur les traces des nouveaux forçats de la route et vous révèlent les conditions de travail indignes des chauffeurs de poids-lourds des pays de l’Est. Pour gagner un salaire de 237 euros brut par mois, ils passent 9 semaines loin de chez eux dormant la plupart du temps dans leur camion. Et le plus incroyable, leur employeur n’est autre qu’une filiale d’une entreprise publique bien connue : la SNCF.

« Travailler plus pour gagner moins » que les Français, bienvenue dans le monde merveilleux des salariés à prix cassé !